Réunions des parties contractantes à la convention et au protocole de Londres.

Du 3 au 7 novembre 2014 les parties contractantes à la convention de Londres de 1972 et au Protocole de Londres de 1996 sur la prévention de la pollution des mers résultant de l’immersion de déchets, se sont réunies à Londres.

Géo-ingénierie marine :
Des orientations concernant la prise en compte de nouvelles activités de géo-ingénierie ont été adoptées pour définir les modalités suivant lesquelles elles pourraient être appréhendées. Pour l’heure, seules les activités de fertilisation des océans font l’objet d’un encadrement par le Protocole de Londres. Désormais, d’éventuelles activités émergentes pourront être évaluées suivant ces orientations.

La fertilisation des océans désigne toute activité entreprise par l’homme avec l’intention principale de stimuler la productivité primaire des océans. L’aquaculture classique, ou mariculture, et la création de récifs artificiels n’entrent pas dans le champ de la définition de la fertilisation des océans.

La "géo-ingénierie marine" désigne une intervention délibérée dans le milieu marin visant à manipuler des processus naturels, notamment contrecarrer les changements climatiques d’origine anthropique et/ou leurs incidences, et qui est susceptible de se traduire par des effets nuisibles, en particuliers lorsque ces effets peuvent être étendus, durables ou graves.

Les modalités d’établissement d’une liste d’experts internationaux chargés de fournir des avis pour l’évaluation des activités de géo-ingénierie ont également été adoptées.

Les autres points à l’ordre du jour ont été notamment :

  • La coopération avec les programme d’action du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) sur l’évacuation dans les fleuves et le sous-sol marin des résidus et déchets connexes provenant de l’exploitation minière.
  • L’Étude scientifique concernant tous les déchets radioactifs et autres matières
    radioactives
    devant être menée tous les 25 ans. Un plan travail cette étude sera élaboré afin d’être proposé lors de la prochaine réunion des organes directeurs en 2015.
  • L’approbation des Directives révisées sur les meilleures pratiques de gestion
    pour l’enlèvement des revêtements antisalissure des navires.
  • L’établissement d’un plan stratégique pour la Convention et le Protocole de Londres.

publié le 27/11/2014

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