La France participe à l’atelier international "DES NAVIRES PLUS SILENCIEUX POUR MIEUX PROTEGER LE MILIEU MARIN" conduit par le Canada

Sous l’impulsion du Canada, l’atelier international sur le bruit sous-marin, qui s’est tenu du 30 janvier au 1er février 2019 au siège de l’OMI, a réuni plus de 140 délégués de 24 pays.

Le public et les intervenants parmis lesquels des architectes navals, des ingénieurs maritimes, des exploitants de navires, des chantiers navals, des représentants des administrations, des représentants de l’industrie, des universitaires et des organisations non gouvernementales ont pu échanger sur ce sujet complexe.

De ce large éventail d’expertise, il résulte une évaluation plus exhaustive et plus précise de l’état actuel de la conception des navires et des technologies novatrices et des possibilités offertes pour réduire le bruit émanant des navires.

La France était représentée en particulier par Cécile Rafat d’Armateurs de France, Anne-France Didier de la Direction des Affaires Maritimes et Eric Baudin, expert du Bureau Veritas qui a présenté le projet "AQUO".

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Les présentations sur des sujets tels que l’impact du bruit sous-marin sur les ressources marines, les défis liés à l’établissement d’objectifs de réduction du bruit sous-marin, les efforts déployés à ce jour pour réduire le bruit sous-marin, les exemples de réduction réussie du bruit sous-marin dans l’industrie, l’évolution récente du bruit des hélices ... et des ateliers ont permis aux participants de partager les plus récentes solutions techniques et de recherche en matière de conception et de modernisation de navires silencieux.

Les objectifs des ateliers étaient de valider les technologies actuelles et identifier les lacunes et les défis importants pour progresser davantage, d’évaluer les domaines où il y a un potentiel d’innovation afin de déterminer les domaines où une recherche plus ciblée pourrait être nécessaire, de comprendre et quantifier si les améliorations apportées à la conception des navires en matière d’efficacité énergétique se recoupent avec les améliorations apportées pour réduire le bruit et enfin de documenter les conclusions de l’atelier afin d’orienter les discussions futures sur la réduction du bruit sous-marin des navires ou de servir de base à un examen des directives existantes.

Les différents échanges, permis de développer des recommandations en la matière. Parmi celles qui se sont dégagées, on peut citer :

  • L’intérêt d’identifier explicitement le bruit des navires sous-marins comme une forme de pollution dans les conventions maritimes et environnementales pertinentes ;
  • Veiller à ce que les efforts d’atténuation du bruit s’accompagnent d’efforts visant à améliorer l’efficacité énergétique et à réduire les émissions de GES
  • Privilégier une approche incitative par rapport à une approche de réglementation stricte notamment par l’incitation fiscale dans les ports (le port de Vancouver, par exemple, propose une réduction des taxes de 47% pour les navires ayant une notation de classe prenant en compte la réduction du bruit sous-marins),
  • Poursuivre l’acquisition de connaissances sur l’impact du bruit produit par les navires sur l’environnement sous-marin,
  • Penser des stratégies incluant l’ensemble des acteurs mobilisés : des biologistes, ingénieurs, sociétés de classification, aux armateurs, chantiers navals, autorités portuaires.

Les résultats de cet atelier international feront l’objet d’un compte rendu à la 74ième réunion du Comité pour la Protection du Milieu Marin.

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publié le 13/03/2019

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