La France candidate à sa réélection au conseil de l’OMI pour le biennum 2020-2021

Le 7 octobre, Madame l’Ambassadrice représentante permanente de la France auprès de l’Organisation Maritime Internationale a annoncé, lors d’une réception organisée à sa résidence, la candidature de la France à sa réélection au conseil de l’OMI, ce devant une centaine de représentants des pays membres de l’OMI, de membres du secrétariat de l’OMI et de l’équipage de l’Energy Observer en escale à Londres.

L’élection des 40 membres du Conseil de l’OMI aura lieu le vendredi 29 novembre au cours de la 31ème Assemblée Générale.

La France, membre de l’OMI et du Conseil depuis la création de l’Organisation, présente sa candidature à une réélection dans la catégorie B qui regroupe les membres ayant un large intérêt dans le commerce maritime international.

Pour appuyer sa candidature, une brochure a été publiée faisant part des atouts de la France, acteur maritime du 21ième siècle.

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La France, un espace maritime vaste et riche en biodiversité

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La France possède une zone économique exclusive totale d’environ 11,5 millions de km2, la seconde ZEE au monde par sa superficie, lui assurant ainsi une présence tout autour de la planète. La France, c’est aussi le premier domaine sous-marin du monde. L’immensité de cet espace lui confère une double responsabilité dans ses approches en matière de protection des écosystèmes marins, mais aussi de sûreté et de sécurité des personnes et des biens.

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La France à la pointe de l’innovation maritime
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La France est à la pointe de la réflexion et de l’innovation pour répondre en particulier aux enjeux environnementaux. Les quelques exemples suivants de projets développés en France en témoignent :
• premier navire électrique propulsé grâce aux énergies renouvelables et à l’hydrogène (Energy Observer) ;
• un navire unique qui transforme les déchets plastiques non recyclables en énergie nécessaire au fonctionnement de ses équipements de bord grâce à une unité de pyrolyse embarquée (Plastic Odyssey) ;
• le choix de la propulsion vélique, s’appuyant sur l’exploitation d’une énergie inépuisable et sur une technologie éprouvée (cargo à voile Neoline) ;
• le projet SeaWing, dont l’objectif consiste à développer et à commercialiser un système de traction auxiliaire de navire à l’aide d’une aile volante ;
• un système de traitement des gaz d’échappement, sorte de scrubber sans eaux de lavage, conçu pour être conforme aux normes de l’Organisation maritime internationale 2020 et au-delà (SOLVAir® Marine).

La France, protectrice de l’environnement marin
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La France porte une ambition maritime environnementale forte et prend une part active dans les discussions internationales. Elle s’engage en faveur de la protection écologique des milieux marins en particulier au travers :
• d’une démarche de renforcement de la protection de l’environnement marin en Méditerranée (Projet ECA-Méditerranée)
• de la mise en place d’un plan de lutte contre les pollutions plastiques qui affectent gravement les océans ;
• d’une stratégie de protection des mammifères marins ;
• d’une expertise relative à la lutte contre les pollutions (hydrocarbures et substances nocives) ;
• des Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS - MRCC) qui recueillent les informations sur les pollutions maritimes et concourent à la recherche des auteurs d’infractions sous le contrôle de l’autorité judiciaire ;
• de centres de sécurité des navires qui exercent les contrôles par l’État du pavillon et par l’État du port, et participent aux contrôles des émissions des navires.

La France, une économie portuaire durable
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Le transport maritime assure 78 % des importations de la France. Environ 350 millions de tonnes de marchandises sont traitées, ce qui représente 36 % de la part des échanges dans l’Espace économique européen.
La France est la 5e puissance portuaire européenne.
Les ports maritimes définissent et mettent en oeuvre une vision à long terme de l’aménagement durable de leurs espaces portuaires et s’engagent dans des démarches exemplaires en matière de préservation de l’environnement.
Les ports français sont également engagés dans la transition énergétique en développant la distribution de carburants alternatifs dans les grands ports maritimes français.

La France, des femmes et des hommes porteurs de la croissance bleue
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La France adapte son système d’enseignement aux évolutions technologiques, aux nouvelles exigences réglementaires et à un marché de l’emploi en constante évolution.
La France offre une formation diversifiée. Les femmes occupent plus d’un emploi sur cinq dans le secteur maritime français, et un marin embarqué sur dix est une femme. L’enseignement maritime français promeut l’accès des femmes aux professions du secteur.
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La France, garante de la sécurité et de la sûreté du transport maritime international
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En tant qu’État côtier, la France est garante de la sécurité de la navigation maritime et de la protection d’un environnement naturel exceptionnel.
En 2017, dans les eaux sous juridiction française, 169 000 navires de commerce ont fait l’objet d’un suivi par les centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS).
La France assure aussi le sauvetage en mer dans de vastes zones de responsabilité dans l’océan Atlantique, l’océan Indien, l’océan Pacifique et en Méditerranée.
Elle a été à l’initiative du premier mémorandum d’entente (MoU Paris) qui a permis de mieux harmoniser le contrôle des navires dans les ports. Elle fait également partie du MoU de l’océan Indien et de celui des Caraïbes. Ainsi, au titre de l’État du Pavillon, 10 600 navires ont été inspectés en 2017.
Enfin, la France participe activement à plusieurs opérations internationales de lutte contre la piraterie.

La France, active à l’OMI depuis sa fondation
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La France est active depuis longtemps en faveur de l’élaboration de normes internationales pour la sécurité et la sûreté des transports maritimes ainsi qu’en matière de prévention de la pollution des mers par les navires. Elle a ainsi participé à la négociation de la première version de la Convention SOLAS.
Elle dispose d’une représentation permanente, basée à Londres, dédiée à l’OMI, l’IMSO et aux FIPOL. Son large réseau d’experts lui permet de participer activement à toutes les sessions des comités et sous-comités, mais également à la quasi-totalité des groupes de travail et groupes par correspondance.
La France est très attachée aux travaux de l’OMI et à la mise en oeuvre de ses réglementations. Elle en a ratifié presque tous les instruments, y compris les plus récents, comme la Convention de Hong-Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires. En 2018, elle a ratifié l’accord du Cap sur la sécurité des navires de pêche et la Convention et le Protocole SUA 2005, et en 2019 la convention STCW-F. Elle se situe ainsi en 3e position pour le nombre de conventions ratifiées.
Enfin, consciente de l’importance de la coopération technique pour atteindre une mise en oeuvre complète des normes de l’OMI, elle met à la disposition des États son expérience et ses connaissances maritimes et portuaires.
Par ailleurs, la France apporte à l’OMI une contribution financière volontaire, comme pour la gestion des eaux de ballast et pour la 4e étude sur les gaz à effet de serre.

publié le 25/10/2019

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