La France candidate à sa réélection au Conseil de l’OMI

L’élection des 40 membres du Conseil de l’OMI aura lieu le 1er décembre au cours de la 30ème Assemblée Générale.

La France, membre de l’OMI et du Conseil depuis la création de l’Organisation, présente sa candidature à une réélection dans la catégorie B qui regroupe les membres ayant un large intérêt dans le commerce maritime international.

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presentation of French candidature to IMO Council
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Présentation de la candidature française au Conseil de l’OMI
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La France est une grande nation maritime

La France possède une zone économique exclusive totale de 11,5 millions de km2, la seconde ZEE au monde par sa superficie, qui lui assure une présence tout autour de la planète : de la Manche, Mer-du-Nord et Atlantique à la Méditerranée, des Caraïbes au Pacifique, de l’Océan indien aux Mers Australes.
La France, 5ème PIB mondial, pays à la fois grand importateur (5ème rang mondial) et grand exportateur (8ème rang mondial) est donc, par essence, très intéressée au commerce international maritime et attachée à la liberté de navigation.

La France veille à la sécurité du transport maritime international

Etat du Port vigilant quant au respect des normes de l’OMI, la France a été à l’initiative du premier MoU qui a permis de mieux harmoniser le contrôle des navires dans les ports et, ainsi, d’améliorer la sécurité maritime. Le mémorandum de Paris a ensuite encouragé la création d’instances similaires ailleurs dans le monde et la France fait également partie du MoU de l’Océan Indien et de celui des Caraïbes.
Etat du Pavillon attentif au respect des règles de sécurité par ses navires, la France figure depuis 4 ans dans les 3 premiers rangs du classement international du MoU de Paris, performance inégalée.
Etat Côtier soucieux de la sécurité dans ses eaux, la France s’appuie sur un balisage précis des côtes, des aides à la navigation et des dispositifs de séparation de trafic associés à des services de trafic maritime. Elle assure le sauvetage en mer dans de vastes zones de responsabilité dans l’Océan atlantique, l’Océan indien, l’Océan pacifique et en Méditerranée. Le CROSS Gris-Nez a par exemple effectué 1404 opérations de sauvetage et d’assistance en 2015 dans le Pas-de-Calais, voie maritime étroite la plus empruntée au monde (plus de 400 navires commerciaux par jour), également une des zones de pêche les plus fréquentées au monde, dotée d’une visibilité souvent réduite par la brume, de très forts courants de marées et d’intenses mouvements de ferries.
Forte d’une Marine importante et déployée dans le monde entier, la France participe activement à plusieurs opérations internationales de lutte contre la piraterie.

La France protège l’environnement marin

La France agit pour la conservation, la protection et la restauration des écosystèmes marins et côtiers avec notamment la création d’aires marines protégées (environ 28% de son espace marin aujourd’hui).
Elle promeut des technologies vertes et des énergies renouvelables, et la gestion raisonnée des ressources.
Persuadée du lien étroit entre l’état de l’océan et le changement climatique, la France est pleinement mobilisée contre la pollution aux nutriments (nitrates) et la pollution plastique (interdiction nationale des sacs plastique à usage unique et coalition internationale lancée à l’automne 2016 par la France pour promouvoir leur suppression).
La France promeut activement la réflexion au sein de l’OMI sur la réduction des gaz à effet de serre émis par le transport maritime international.
La protection de l’environnement marin est également un enjeu crucial pour les industries maritimes de la pêche et aquaculture. La France veille à ce que sa grande flotte (7000 navires) pratique une pêche durable et que son secteur de production ostréicole et conchylicole, très important et dynamique, bénéficie d’une eau de qualité.

La France dispose d’une expertise multiple

Une administration des affaires maritimes très performante, forte d’une très longue tradition (création au XVIIème siècle par Colbert, ministre du roi Louis XIV).
Un dispositif de formation de qualité pour les marins, les architectes navals, les techniciens, les ingénieurs, les juristes ou les scientifiques, spécialistes des disciplines maritimes.
La France veille à des conditions de travail dignes et respectueuses du bien être des gens de mer, correspondant aux attentes sociétales du 21ème siècle.
Des armements maritimes détenteurs d’un savoir-faire reconnu dans des domaines spécialisés comme la pose de câble, le transport de produits chimiques et pétroliers, ainsi que des leaders mondiaux dans le transport conteneurisé ou l’industrie offshore.
Une construction navale de premier plan, en particulier dans le secteur de la plaisance (2ème producteur mondial de navires de plaisance, 1er producteur de semi-rigides).
Une recherche scientifique et technique de pointe notamment dans le domaine des matériaux, de l’océanographie et de la protection de l’environnement.
Des services maritimes mondialement reconnus dans la classification, l’assurance ou le courtage.
Une activité portuaire traitant 345 millions de tonnes de marchandises et 32 millions de passagers sur les lignes internationales et la croisière.


La France est au service de l’OMI depuis sa fondation

La France milite depuis longtemps en faveur de l’élaboration de normes internationales pour la marine marchande, comme l’atteste sa participation à la négociation de la première version (1914) de la Convention SOLAS, le plus important de tous les instruments internationaux ayant trait à la sécurité des navires de commerce.

Elle a donc naturellement fait partie des fondateurs de l’Organisation Maritime Internationale et est membre de son Conseil, sans discontinuer depuis sa création. Elle participe activement non seulement à toutes les sessions des comités et sous-comités mais également à la quasi-totalité des groupes de travail et groupes par correspondance. En sus des délégations d’experts de différents horizons, elle a une Représentation Permanente, basée à Londres et entièrement dédiée à l’OMI.

La France est très attachée aux travaux de l’OMI et à la mise en œuvre de ses décisions. Elle en a ratifiée presque tous les instruments, y compris, par exemple, la Convention de Hong-Kong et celle de Nairobi et se situe ainsi en 4ème position pour le nombre de conventions ratifiées.

Enfin, consciente de l’importance de la coopération technique pour atteindre une mise en œuvre complète des normes de l’OMI, elle met à la disposition des Etats son expérience et ses connaissances maritimes et portuaires.
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publié le 28/11/2017

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