Journée internationale des gens de mer

Ce dimanche 25 juin est célébrée la journée internationale des gens de mer qui a pour slogan cette année : "SEAFARERS MATTER" "LES GENS DE MER COMPTENT".

La journée internationale des gens de mer a été créée en 2010 lors de la conférence internationale de Manille consacrée aux amendements de la Convention STCW. Elle est l’occasion chaque année de faire connaître les métiers de la mer et de porter l’attention sur les difficultés du métier de marin si essentiel au commerce maritime internationale et au développement mondial et pourtant si méconnu.

Dans le cadre de la journée des gens de mer 2017, l’organisation Seafarers Rights International et la fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) ont organisé un atelier consacré au traitement équitable des gens de mer dans les locaux de l’OMI le vendredi 23 juin.

Cette atelier a été suivi par de nombreuses délégations représentant les administrations maritimes et les ONG du secteur maritime. Il a été l’occasion de voir s’exprimer et débattre toutes les parties intéressées notamment des avocats, des magistrats, des procureurs, des enseignants, des chercheurs, des armateurs, des représentants syndicaux, des fonctionnaires et des politiques. Le ministre de la Justice des Philippines et le ministre des transport du Sri Lanka, 2 grandes nations de marins, avaient fait le déplacement.

C’est un des risques inhérent à la vie embarquée que de se voir confronter à des poursuites pénales dans le cadre de ses fonctions de marin.
Le métier de marin s’exerce dans un contexte international par nature. Lors des escales, le marin est soumis à l’ensemble des Lois de l’Etat dans lequel il se trouve. Il est cependant dans l’impossibilité de connaître en détail le droit local et, par conséquent, court le risque de commettre un délit sans en être averti et sans en avoir l’intention.

Dans certaines circonstances comme lors des enquêtes après accident maritime, les marins peuvent être impliqués dans l’enquête ou dans les poursuites judiciaires alors qu’ils viennent de vivre des moments éprouvants. Il est essentiel qu’un traitement juste et équitable leur soit réservé et que leurs droits soient préservés.

Or, les gens de mer se trouvent parfois exclus des droits humains fondamentaux accordés à tous. Les marins étrangers sont souvent traités différemment, moins équitablement que les ressortissants nationaux, et font parfois l’objet de discriminations.

Ils peuvent parfois se trouver isolés, en terrain étranger, face à des accusations qu’ils ne peuvent comprendre venant d’un système judiciaire inconnu, avec un avocat ignorant des problématiques et des subtilités du domaine maritime. Dans cette situation, la barrière de la langue peut devenir un très sérieux handicap.

Ces considérations ont été au cœur des discussions en particulier la mise en œuvre des directives de l’OMI sur le traitement équitable des gens de mer en cas d’accident maritime.
Plusieurs propositions ont été formulées pour tenter d’améliorer la situation, comme la tenue d’atelier à l’échelle régionale intégrant la participation des autorités judiciaires et maritimes conjointement ou la mise en place de formations pour les gens de mer sur les droits individuellement et la façon de se comporter en cas d’enquête ou de poursuites.

En savoir plus :
Site internet de Seafarers Rights International
Page consacrée à la journée des gens de mer du site de l’OMI

publié le 26/06/2017

haut de la page